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Hoodia Gordonii. Le cactus coupe faim

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La pharmacie du désert
Sutherlandia | Cactus Hoodia - le produit minceur de demain

Mardi 22 février 2005, à 19h00

La pharmacie du désert

C’est littéralement au milieu du désert que poussent des plantes aux vertus surprenantes pour le traitement de certaines maladies graves.

Réalisé par Daniel Oliver Bachmann et Rolf Jost
(Allemagne, 2004, ZDF, 43 min)
Inédit en France et en Allemagne

Jusqu’ici, ces plantes médicinales intéressaient peu le monde occidental, et n’étaient utilisées que par les medicine men, les médecins traditionnels. Aujourd’hui, la science a perçu le potentiel lucratif de leurs propriétés et ouvert la chasse à la « pharmacie du désert ». L’histoire de l’humanité a déjà connu une situation analogue : la « pharmacie de la jungle » a été exploitée sans discernement. La « pharmacie du désert » risque-t-elle de subir le même sort ? Laissera-t-on une chance aux autochtones ? Le documentaire part à la rencontre de plusieurs protagonistes et apporte quelques réponses.

Le guérisseur Eberhard v. Koenen, de la ferme d’Omaruru, en Namibie, est le célèbre « pharmacien du désert ». Il rend visite à un medicine man chez les Bochimans. Au milieu du paysage fantastique que forme le plus ancien désert au monde, avec ses dunes de sable fossilisées, le medicine man présente les différentes utilisations que l’on peut faire de ces plantes médicinales.
Gero Diekmann, paysan, monte dans sa vieille Land-Rover et part, à travers le Kalahari, l’un des endroits les plus inhospitaliers de la terre, en quête de cette marchandise d’exportation très prisée. Il travaille avec les Bochimans et les rémunère « équitablement ».

Sur sa liste de courses figure notamment la Griffe du diable (ou Harpagophytum), une plante médicinale très recherchée, employée en Allemagne contre les rhumatismes. Cette plante est particulièrement menacée. Elle ne pousse en effet que dans le désert du Kalahari, et, avec les 600 tonnes qui en sont exportées chaque année, elle risque l’extinction. Gero Diekmann est convaincu que la Griffe du diable ne peut pas être cultivée artificiellement, mais il se pourrait bien que la technologie moderne fasse mentir ce vieux baroudeur.
De l’autre côté du Kalahari, en Afrique du Sud, le professeur Willert de l’Université de Münster mène, au milieu des acacias, un projet de recherche très particulier. Avec une famille tswana, il fait ce que Gero Diekmann pense impossible : il cultive la Griffe du diable, afin de satisfaire à la demande du marché et de protéger l’espèce.

C’est également dans ces régions que pousse le cactus Hoodia. Les Bochimans l’apprécient depuis des générations pour ses effets coupe-faim. Un laboratoire sud-africain vient d’en isoler le principe actif. Un groupe pharmaceutique américain s’en sert pour développer une pilule minceur pour des millions de personnes. Ce qui représente pour certains la victoire sur les kilos constitue pour les Bochimans une véritable question de survie. Lorsqu’il part à la chasse, Petrus Valboy, un Bochiman, cueille et mange ce cactus, qui lui donne, comme il donnait déjà à ses ancêtres, la force de parcourir sans fatigue de longues distances.
À Wellington, près du Cap, Ullrich Feiter exploite une petite ferme et produit à partir des plantes médicinales qu’il cultive sur ses terres des pilules et des teintures mères destinées au marché africain. Depuis peu, des laboratoires pharmaceutiques allemands viennent eux aussi lui acheter des extraits de plantes pour fabriquer leurs médicaments. Depuis quelques années, il cultive également de plus en plus le pélargonium, dont l’extrait de racine se substitue aux antibiotiques dans le traitement des affections des voies respiratoires.

Pour plus d'informations sur le Hoodia Gordonii, cliquez ici

 Le biologiste sud-africain Nigel Gericke s’intéresse de près à la sutherlandia, une plante qui pousse comme une mauvaise herbe sur le bord des chemins. Elle pourrait soulager les millions de séropositifs que compte l’Afrique du Sud. Depuis cinq ans, avec l’aide de plusieurs personnes, il traite, avec succès, environ 700 patients. Étant donné que la fabrication ne fait appel à aucun procédé coûteux, on peut, pour environ deux euros, traiter un malade pendant un mois entier.
Nombre des plantes de la « pharmacie du désert » présentent des vertus médicinales tellement surprenantes qu’un âpre combat entre protection et exploitation des espèces semble inéluctable. Ce documentaire montre comment les connaissances ancestrales des medicine men d’Afrique australe sont utilisées pour soigner les maladies de la civilisation occidentale, et comment les populations, qui se battent la plupart du temps pour survivre, pourraient tirer parti du commerce de ces plantes.

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Mise à jour: 17/02/05 | Retour en haut de page |


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